La fiche d'identité d'Haïti

 


La situation géographique

Située au centre des Grandes Antilles, entre Cuba au Nord-Ouest, la Jamaïque au Sud-ouest et Porto-Rico à l'Est, l’île d’Haïti est formée de 2 pays indépendants : la République d'Haïti à l'Ouest et la République dominicaine à l'Est. C'est la seconde plus grande île des Grandes Antilles après Cuba.

La République d’Haïti occupe 36 % de la surface de l'île, soit 27 750 km² dans sa partie occidentale et est divisé en dix départements, 41 arrondissements, 136 communes et 519 sections communales.
Sa capitale, Port-au-Prince, est de loin la ville la plus importante du pays, avec 1,1 million d'habitants. Les autres agglomérations, bien plus petites, sont Cap-Haïtien au nord, Les Cayes au sud et Les Gonaïves à l'ouest.

Le climat est tropical (température moyenne : 28°c). Il se caractérise par l'alternance de saisons sèches (novembre-décembre à mars) et de saisons pluvieuses (généralement de février à mai et octobre). Il convient de noter le risque de cyclone qui survient le plus souvent entre juillet et octobre.

Cette terre découpée par la mer est essentiellement montagneuse. C’est pour cette raison que Ayiti (en créole) signifie en langue indienne « haute terre » ou pays montagneux. En effet, les plaines représentent seulement 20 % contre 80 % de montagnes sur le territoire.


La culture haïtienne

La culture haïtienne est riche de traditions africaine, française et créole. Elle se maintient grâce à l’artisanat, la peinture et la musique.

La peinture, forme d'expression traditionnelle en Haïti, elle se présente notamment sous forme de décorations murales et d’illustrations d’inspiration religieuse.

Les sculptures de bois et les ouvrages de ferronnerie intéressent de plus en plus les collectionneurs.

Naïve, populaire et colorée, la peinture haïtienne exalte la nature et le culte vaudou, et laisse une large place à l'imagination.

 

La musique

La musique quant à elle, constitue une partie importante de la vie des Haïtiens. Les formes de cadences musicales sont variées. Le Kompa, la musique messagère, le Troubadour, le zouk et le rythme racine forment la composition de base de la culture propre à l'île. Ces musiques connaissent des évolutions pour s'allier harmonieusement à des rythmes de rumba, de jazz ou de rock. Si certains musiciens restent sur l'île, d'autres exportent leur art dans le monde comme Wyclef Jean.

Le vaudou, forme de religion résultant d’un ensemble de croyances et de rites de provenance Africaine, il est d’une richesse rare et méconnue. Le vaudou propose une harmonie singulière entre l’être et le monde dans lequel il vit.



 

 

 


 

 

L’Economie

L’agriculture haïtienne n'est pas aussi performante qu'elle le pourrait car elle est touchée régulièrement à la fois par la sécheresse et les tempêtes. La surpopulation des campagnes entraine l'épuisement des terres et une érosion considérables.
La plupart des fermes sont de petites exploitations familiales où l'on pratique la culture vivrière (maïs, manioc, patates douces, haricots, riz, plantain). Les exploitations les plus importantes fournissent des rares produits exportables : sucre de canne, café, cacao, noix de coco, tabac et coton. La pêche reste extrêmement artisanale et le bois sert à la fabrication de produits artisanaux.
80 % des Haïtiens vivent en dessous du seuil de pauvreté et 54 % dans la pauvreté la plus totale. À cause de la déforestation accélérée, Haïti reste un pays vulnérable aux catastrophes naturelles. En effet, en 2008 quatre cyclones (Fay, Gustav, Hanna et Ike) ont ravagé le pays et causé d’énormes dégâts matériels aux infrastructures routières et au secteur agricole.
L’Histoire


L’île d’Haïti est appelée La Española par Christophe Colomb qui la découvre au cours de son premier voyage en 1492. Les premiers habitants d'Haïti étaient des Amérindiens Arawak. Exploités par les colons espagnols, ces amérindiens disparaissent rapidement. Des esclaves noirs africains sont alors envoyés sur l’île. En 1697, la partie occidentale de l’île est cédée à la France sous le nom de Saint-Domingue ; la partie espagnole reçoit quant à elle le nom de Santo Domingo. En 1795, l'Espagne abandonne Santo Domingo à la France.

Après une guerre de libération de plusieurs années appelée Révolution haïtienne (1791-1803) animée notamment par Toussaint Louverture, les Français sont expulsés. L’indépendance de l'île est proclamée et Haïti devint, le 1er Janvier 1804, la première république noire indépendante. Il est aussi le seul pays francophone indépendant des Caraïbes.

En 1844, Santo Domingo déclare aussi son indépendance : c’est la naissance de la République dominicaine.

La quasi-totalité des Haïtiens (95%) descendent, donc, d'esclaves noirs, le reste de la population étant constitué de mulâtres (issus d'un métissage entre Africains et Français). Les rivalités entre ces deux communautés ont fortement marqué la vie politique depuis l'indépendance.
Haïti est actuellement connu pour être sous l’emprise du colonialisme européen et de nombreuses occupations américaines, de régimes politiques corrompus à répétition, et souffre, par ailleurs, de graves problèmes de santé publique avec une espérance de vie de moins de 50 ans pour les hommes et de 54 ans pour les femmes, de sous-scolarisation et analphabétisation et d’une faible productivité agricole.
Comme si ce n’était pas assez, le pays est constamment frappé par des catastrophes naturelles dont la dernière en date, le séisme de magnitude 7.3 du 12 janvier 2010. Il a laissé derrière lui une population traumatisée, des centaines de milliers de sans abris et sinistrés parmi lesquels on compte les orphelins, les veufs et veuves, les handicapés… bref, un pays meurtri sans aucune direction politique.
Le temps presse pour redresser ce pays autrement appelé « la perle des Antilles » si tellement qu’il était splendide. A présent, les haïtiens sont face à une situation constituant une bombe à retardement qu'il faudrait désamorcer le plus vite possible.

Que répondrons-nous à nos enfants quand ils nous demanderont ce que nous avons fait pour contribuer à relever Haïti ? Qu’avons- nous fait à l’égard de ces survivants, compatriotes ou pas, qui avaient tant besoin de chacun de nous ? Leur avons-nous tendu la main ?

Faisons en sorte que ce pays demeure dans l’Histoire et que sa découverte ne soit pas vaine !!!
AGISSONS ENSEMBLE car L’UNION FAIT LA FORCE